6 Novembre,  2002

November 6, 2002

6 Novanm,   2002

Vol. 20 No. 34

Le lundi 4 novembre, le président Aristide n'a trouvé d'autres ressources que de lancer un énième appel à «tous les secteurs» à contribuer à la formation du CEP.
En dépit du semblant d'optimisme affiché par les autorités Lavalas quant à la formation du Conseil électoral provisoire (CEP), le délai du 4 novembre imparti par la résolution de l'OEA à cet effet a expiré sans qu'aucune liste n'ait été rendue publique. Et ceci sans aucune surprise.

Outre le refus à peine déguisé de la Convergence à intégrer le processus, d'autres raisons expliquent cette situation. Notamment le fait que cinq des neuf secteurs appelés à former le CEP continuent de pressurer l'administration Lavalas pour qu'elle réclame de la «communauté internationale» «une assistance technique à la Police nationale en vue de la mise en oeuvre d'un plan de sécurité pour la réalisation d'élections crédibles et honnêtes dans le pays».

Le mardi 29 octobre dernier, par le truchement des chaînes de télévision des Etats-Unis, le spectacle des réfugiés haïtiens se jetant à l’eau, pour gagner la terre ferme à Key Biscayne, en Floride, a été offert au monde entier. Montés à bord d'un bateau en bois à moteur d'environ 15 mètres, 221 haïtiens, au nombre desquels on comptait des femmes enceintes et des enfants, avaient tenté d'atteindre la Floride. Voyant que les garde-côtes essayaient de les intercepter en mer, plus de cent d’entre eux ont préféré se jeter à l'eau pour atteindre le rivage.La police et les agents du Service de l'immigration (INS), après une véritable chasse à l'homme, les avaient capturés. Ils ont ensuite été enfermés pour la grande majorité à la prison de Krome. Certains d'entre eux ont été conduits à l'hôpital.

221 haïtiens, au nombre desquels on comptait des femmes enceintes et des enfants, avaient tenté d'atteindre la Floride. Voyant que les garde-côtes essayaient de les intercepter en mer, plus de cent d’entre eux ont préféré se jeter à l'eau pour atteindre le rivage.