18 Septembre,  2002

September 18, 2002

18  Septamn,   2002

Vol. 20 No. 27

Le ministre de la Justice Jean-Baptiste Brown, donnant suite aux recommandations de l'OEA sur les événements du 17 décembre, a publié «un rapport préliminaire» sur les démarches effectuées par son gouvernement pour satisfaire aux consignes.
Suite aux événements survenus le 17 décembre 2001 où, après l'annonce d'une tentative de coup d'État, des membres présumés d'organisations populaires (OP) proches du régime Lavalas avaient saccagé et incendié des résidences et locaux de partis politiques de la Convergence. L'OEA à travers la résolution 806 votée le 16 janvier dernier par son Conseil permanent faisait exigence au gouvernement Lavalas de poursuivre toutes les personnes impliquées dans ces violences afin de «faciliter» alors la relance des négociations, qu'auraient paralysées ces événements. Le 4 septembre, l'OEA adoptait une nouvelle résolution, la «822», qui reprend ces exigences de Washington et de l'OEA.
La Constitution de 1987, en son article 28, stipule que: «Tout Haïtien ou toute Haïtienne a le droit d'exprimer librement ses opinions, en toute matière par la voie qu'il choisit.» Cette liberté consacrée et garantie par la loi est aujourd'hui menacée sous le gouvernement du président Jean-Bertrand Aristide, alors que celui-ci était considéré lors de son premier mandat en 1990 comme le garant du respect des droits de l'homme en Haïti, notamment de la liberté d'expression et de la presse. Mais, les données relatives aux agressions physiques et verbales et autres actes d'intimidation qu'ont connus des journalistes durant ces deux premières années de son second mandat, attestent que le gouvernement Lavalas dérive et s'engage directement ou indirectement dans l'intolérance. Il est certain que la situation de la presse aujourd'hui ne peut être assimilée à celle de l'époque des Duvalier.

Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy est allé encore plus loin, recommandant aux journalistes que pour ne plus faire l'objet de mesures de répression, de se montrer «objectifs» dans leur traitement des informations...