La Constitution
de 1987, en son article 28, stipule que: «Tout Haïtien ou toute Haïtienne
a le droit d'exprimer librement ses opinions, en toute matière par
la voie qu'il choisit.» Cette liberté consacrée et garantie par la
loi est aujourd'hui menacée sous le gouvernement du président Jean-Bertrand
Aristide, alors que celui-ci était considéré lors de son premier mandat
en 1990 comme le garant du respect des droits de l'homme en Haïti,
notamment de la liberté d'expression et de la presse. Mais, les données
relatives aux agressions physiques et verbales et autres actes d'intimidation
qu'ont connus des journalistes durant ces deux premières années de
son second mandat, attestent que le gouvernement Lavalas dérive et
s'engage directement ou indirectement dans l'intolérance. Il est certain
que la situation de la presse aujourd'hui ne peut être assimilée à
celle de l'époque des Duvalier.
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Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy est allé encore plus loin, recommandant aux journalistes que pour ne plus faire l'objet de mesures de répression, de se montrer «objectifs» dans leur traitement des informations...
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