28 Août,  2002

August 28,2002

28  Out,  2002

Vol. 20 No. 24

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OEA, Roger Noriega...
Lorsque le 26 juillet dernier l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OEA, Roger Noriega, adressait une correspondance à la Convergence Démocratique pour réprouver «son manque de flexibilité» face aux conditions exigées par celle-ci pour accepter l'accord initial, tout en indiquant que l'Organisation hémisphérique était tenue d'accompagner le gouvernement Lavalas dans l'exécution des engagements pris par le président Aristide le 9 juillet 2002, date à laquelle celui-ci exprimait à l'OEA son intention de signer l'accord initial, la balance semblait pencher définitivement du côté du régime Lavalas.

Les appels incessants du chef de l'Etat à l'endroit de ses frères ennemis de la Convergence, les invitant à signer au plus vite cet «accord initial» proposé par l'OEA le 12 juin dernier, témoignaient de la satisfaction par rapport à la place privilégiée qu'il occupait désormais aux yeux de la «communauté internationale».

La manifestation projetée le 22 août par le Front de résistance pour la défense de l'autonomie de l'Université, un regroupement proche de la Convergence, qui devait partir de l'Ecole normale supérieure, a été bloquée sur place par des contre-manifestants proches du pouvoir. Massés aux abords de l'établissement ces derniers ont forcé les contestataires de la décision gouvernementale de remplacer le conseil exécutif de l'université par une commission dirigée par Charles Tardieu à transformer leur marche en un meeting. Un meeting cependant où les participants se trouvaient en état de siège, puisque les alliés du régime réunis autour de l'édifice lançaient toutes sortes de projectiles:

Le mercredi 14 août, une marche de protestation, partie de l'édifice abritant l'Ecole normale supérieure, a abouti devant le ministère de l'Education nationale.