14 Août,  2002

August 14,2002

14  Out,  2002

Vol. 20 No. 22

De gauche à droite, le premier ministre taiwanais Yu Shyi-kun et son épouse; et le président Aristide et Mme Mildred Aristide-Trouillot. Quel honte! que les autorités Lavalas en soient arrivées à dérouler le tapis rouge pour recevoir Yo Shyi-kum...
Exploitant l'ignorance de la majeure partie de la population sur le vrai statut de Taiwan, les autorités Lavalas, notamment le président Jean-Bertrand Aristide, dans le but de déjouer «l'isolement international» depuis la «crise» post-électorale, s'adonnent à des relations taillées sur mesure pour la galerie, avec les dirigeants de l'île rebelle. En effet, fidèle à sa tradition de marchander les faveurs des petits pays, une délégation officielle du Taiwan, province de la Chine, a entrepris une visite du 7 au 8 août au pays faisant suite à celle effectuée par le chef de l'Etat haïtien récemment, à la mi-juillet.
La pénurie de courant électrique a atteint un nouveau stade ces derniers jours. Déjà, le rationnement qui sévissait dépassait le supportable pour la population, puisque l'énergie depuis plusieurs années n'était fournie qu'au compte-gouttes. Même le terme de «rationnement» n'était pas approprié pour dépeindre cette situation, puisque le courant était offert au petit bonheur, sans un horaire déterminé. Tout changement ne saurait apporter qu'une amélioration de l'ordinaire, croyait-on. D'autant plus qu'en mai dernier après la visite du chef de l'Etat à la compagnie Electricité d'Haïti (EDH), celui-ci avait alors demandé au directeur général de prendre des mesures en vue d'augmenter la production de l'énergie électrique.

Une entreprise telle que l'EDH, qui doit alimenter toute la capitale en courant électrique, devrait à tout le moins avoir une réserve raisonnable de carburant et ne pas devoir fonctionner au jour le jour.