10 Juillet, 2002

July 10,2002

10 Jiyè, 2002

Vol. 20 No. 17

Luigi Einaudi au cours d'une conférence de presse, après son arrivée à Port-au-Prince le vendredi 5 juillet...
Le secrétaire général adjoint de l'OEA Luigi Einaudi a débarqué dans la capitale le vendredi 5 juillet, deux jours avant la date prévue pour son retour. Le temps presse? On pourrait en avoir l'impression si on en croit la déclaration qu'il a faite à son arrivée: «Je reviens en Haïti assez satisfait. Et, je rois qu'il y a eu des indications très positives pendant mon absence» a t-il déclaré à l'aéroport.

Ensuite, après une rencontre le lendemain au Palais national avec le chef de l'État, Einaudi a encore exprimé son optimisme: «Je suis heureux d'être ici. On a eu avec le président Aristide une très bonne conversation sur certains problèmes. Il a dit une phrase importante, à savoir le gouvernement est en train d'assumer ses responsabilités.»

La misère est telle et le chômage qui s'accentue font que de plus en plus la «débrouillardise» ou parfois ce qui en tient lieu est l'ultime recours pour la survie dans le pays. Commerces de détail de toutes sortes et de tout, intermédiaires pour obtenir des documents des bureaux publics qui sont pourtant en charge de les délivrer directement aux citoyens, rackets divers qui deviennent la norme, etc.

Une floraison d'entreprises d'épargne et de crédit offrant un intérêt de 10 à 13% par mois. Pour cela, il y en a qui n'ont pas hésité à vendre tous leurs biens leur maison pour s'assurer une rente de survie basée sur les taux mirobolants offerts.