| Guacimal: Carte blanche pour la répression?
Le 25 juin de nombreuses organisations et institutions, dont Batay Ouvriye, Coalition nationale pour les droits des Haïtiens (NCHR), Fondasyon Eko Vwa Jean Dominique, PAPDA, Plate-forme des organisations haïtiennes des droits humains(POHDH), Radio Atlantique, Haïti-Progrès, etc. ont donné conjointement, au local de la NCHR, une conférence de presse, dans le but de dénoncer la détention illégale et prolongée des neuf paysans arrêtés lors des événements à Guacimal, le 27 mai dernier, et exiger leur élargissement sans délai et sans condition. Rappelons que lors de ces événements, des individus armés, aidés de certaines autorités locales, dont un Asec et un Casec, étaient brutalement intervenus pour réprimer un mouvement de protestation organisé par un groupe de paysans travaillant dans les champs d'orangers de la compagnie Guacimal S.A, pour réclamer de meilleures conditions de travail. Suite à cette lâche agression deux paysans avaient été tués et enterrés sur place par leurs bourreaux, et onze personnes arrêtées, dont les deux journalistes, Allan Deshommes (Radio Atlantique) et Darwin St-Julien (Haïti-Progrès). Parmi ces «otages» du gouvernement figuraient également des membres de l'organisation syndicale Batay Ouvriye, qui apportaient leur solidarité aux paysans de Guacimal. Les autorités Lavalas avaient fini par libérer les deux journalistes le 8 juin, suite aux nombreuses pressions exercées par des organisations de défense de droits humains et des journalistes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays; et sans doute pour faire diminuer les protestations et continuer à maintenir en prison les neuf paysans et paysannes.
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